Tarot de Marseille
Parmi les legendes, mythes et documents portant sur l’initiation, les origines du tarot de Marseille se perdent dans la nuit des temps. Ce « livre aux pages non reliées » contient des éléments d’hermétisme, de mythologie égyptienne, d’ésotérisme chrétien… Mon approche repose sur une hypothèse développée par Philippe Camoin, descendant de la plus ancienne famille de cartiers de Marseille, qui enseigne les codes symboliques du tarot. J’ai étudié le tarot de Marseille en suivant les séminaires de Philippe Camoin.
Le rapprochement du paradigme et des 22 arcanes majeurs du tarot de Marseille repose sur le modèle suivant : ces cartes étant numérotées de 1 à 21 (plus une carte sans numéro), on considèrera qu’il y a trois séries de sept cartes : 1 à 7, 8 à 14 et 15 à 21. Les cartes numéro 1, 8 et 15, qui sont les premières cartes de chaque série, forment un trio qui relève d’un même tableau symbolique ; de même pour les cartes 2, 9 et 16, qui sont les secondes, de même pour les cartes 3, 10 et 17, et ainsi de suite jusqu’au trio 7, 14 et 21.
Toutefois, les interprétations qui vont suivre sont indépendantes de l’enseignement de Philippe Camoin.
Le jeu de tarot qui est reproduit ici est celui de Nicolas Conver, 1760. Les nombres romains sont légèrement différents de ceux couramment utilisés, par exemple : 9 ne s'écrit pas IX mais VIIII, 4 ne s'écrit pas IV mais IIII.
Pour en savoir plus sur le tarot de Marseille : www.camoin.com.
